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Home Actualités

Cameroun: le tyran Paul Biya et ses lieutenants veulent-ils vraiment mettre un terme à leur sale guerre anglophone?

tedlapidus by tedlapidus
15 mars 2021
in Actualités, Afrique, Cameroun, CL2P, Divers, Politique, Societe
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Cameroun: le tyran Paul Biya et ses lieutenants veulent-ils vraiment mettre un terme à leur sale guerre anglophone?
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C’est cela l’image occultée aux Camerounais de la sale guerre anglophone depuis octobre 2016…
Faut-il rappeler que le despote Paul Biya et nombre de ses partisans va-t-en guerre envoient ainsi les enfants des autres mourir sur un territoire dont ils confisquent les recettes pétrolières pour financer leur train de vies princier au Cameroun et dans les grands palaces à l’étranger…

 

Ce jeune soldat est décédé sur le terrain des opérations du Noso, le 04 mars 2021.

Les pleurs de déchirement de ce membre de la famille sont ceux du millier de familles de jeunes soldats qui sont rentrés dans des cercueils dans cette guerre entre camerounais.

Aucun parent n’envoie son enfant dans l’armée pour mourir ou pour faire la guerre.

L’armée pour ces jeunes, est pour eux, un emploi comme le mien.

La guerre est la dernière des options . Elle est l’extrême recours.

Celle du Noso peut bien se régler autour d’une table.

Je sais que cette guerre procure beaucoup d’argent aux économistes de la guerre, mais ayez un brin d’humanité en vous.

Les larmes de ces mères, de ces jeunes veuves, des petits orphelins vous jugeront.

Publiée par Christian Bomo Ntimbane sur Dimanche 14 mars 2021

M. Biya envoyez donc Brenda et Junior Biya, qui ont exactement l’âge de ces jeunes victimes, défendre le prétendu “Cameroun Un et Indivisible” dans cette guerre imbécile que vous menez à la minorité anglophone en désobéissance civile à votre pouvoir hypercentralisé.
Peut-être mesurerez-vous alors la douleur éprouvée par un parent comme cette dame qui perd aussi brutalement un enfant à la fleur de l’âge.
Cette guerre a déjà fait au moins 10000 morts civiles anglophones, plus de 500 000 déplacés et des centaines de morts dans l’armée camerounaise.
Nous militons en faveur d’une enquête internationale sur les crimes de guerre, contre l’humanité et de génocide qui y ont été commis à l’instigation du régime de Paul Biya et des groupes séparatistes anglophones; en espérant que les auteurs comme les principaux commanditaires puissent enfin être identifiés puis inculpés et condamnés devant les juridictions internationales.
JDE
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Au Nigeria, les défis de l’intégration pour les réfugiés camerounais

La ville d’Ikyogen est nichée au pied de collines pelées qui marquent la frontière entre le Cameroun et le Nigeria. A la sortie de ce bourg sans âme, une route poussiéreuse débouche sur un camp où quelque 9 300 réfugiés camerounais tentent de se réinventer une existence. Entre les arbres s’alignent les maisonnettes de briques aux toits de tôle et les tentes blanches où se serrent des familles entières à la nuit tombée. Des hommes et des femmes qui ont fui la guerre civile déchirant les régions anglophones du Cameroun et ont trouvé refuge au Nigeria, après des mois de voyage éreintant.

La fuite d’Honorine Owe a duré presque une année. La jeune mère de famille se souvient du jour où elle a quitté sa terre natale, dans la région camerounaise du Sud-Ouest, à 400 km d’Ikyogen. « Fin avril 2019, l’armée nous a chassés de notre village de Munyenge », raconte-t-elle. Pendant plusieurs mois, Honorine et sa famille survivent en se cachant dans la forêt : « Puis de nouveau, des hommes armés sont venus nous déloger. Ils ont brûlé nos abris et ont tué huit personnes. Mon jeune fils m’a demandé si nous allions être tués nous aussi. J’ai répondu : “Non, nous allons partir au Nigeria.” »

La crise qui dure depuis quatre ans dans les régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest a fait à ce jour au moins 3 000 victimes civiles et plus de 700 000 réfugiés et déplacés. Prise en tenaille entre les groupes armés sécessionnistes et l’armée camerounaise, une partie de la population n’a d’autre choix que de s’en aller. Mais l’arrivée dans un autre pays après des mois d’errance ne signifie pas forcément la fin des difficultés. Commence alors un autre long chemin pour pouvoir s’intégrer.

A Ikyogen, les nouveaux arrivants attendent leur tour sous la grande tente du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) dressée au milieu du camp. Plus de 63 200 réfugiés camerounais sont enregistrés au Nigeria, d’après les chiffres publiés par l’agence onusienne en février. Parmi eux, près de 10 000 sont établis dans l’Etat de Benue, où se trouve le camp d’Ikyogen.

Les fonds se tarissent

L’enregistrement est le passage obligé pour obtenir la modeste aide financière versée chaque mois par l’ONU. Celle-ci était déjà passée de 7 200 à 4 600 nairas (de 15,60 euros à 10 euros environ) l’an dernier. Début 2021, elle est finalement tombée à 3 700 nairas (8,15 euros), alors que les fonds destinés aux réfugiés camerounais se tarissent, de l’aveu du HCR. La crise sanitaire mondiale a compliqué la donne, indique Anita Sokpo, qui intervient dans le camp d’Ikyogen pour une ONG catholique locale. « Nous essayons d’être le plus honnête possible avec ces gens. Nous leur expliquons qu’il y a moins d’argent qu’avant et que l’aide financière mensuelle va encore baisser », regrette-t-elle.

Outre le problème que posent ces maigres ressources, les habitants du camp font face à des difficultés d’accès à l’eau et à des logements en briques. La situation s’est compliquée depuis qu’en octobre 2019, le camp a dû être entièrement déplacé à cause des tensions très fortes avec la population nigériane vivant autour du terrain où il était installé. « Avec cet afflux de population dans la région et l’arrivée des ONG sur place, les attentes de la communauté hôte ont beaucoup augmenté », explique Solomon Tor, un représentant du centre de gestion des crises de l’Etat de Benue : « Ils bloquaient régulièrement la route d’accès au camp, la sécurité n’était plus assurée. »

Depuis 2017, ce sont plusieurs centaines, voire des milliers de personnes selon les périodes, qui arrivent chaque mois depuis le Cameroun et sont prises en charge par le HCR et ses partenaires. Pour éviter les récriminations des villageois nigérians, le camp a donc été rebâti sur un terrain public, ce qui a contribué à pacifier la situation.

Au bord de la route qui mène au nouvel emplacement, un groupe de Nigérians un peu éméchés termine la journée en buvant du vin de palme. Justin Gile, qui cultive sa ferme non loin de là, assure qu’il n’y a aucune animosité vis-à-vis des réfugiés : « Nous nous asseyons ici ensemble et nous vivons en bonne entente, il n’y a aucun problème. » Pourtant, depuis leur arrivée, la vie est devenue plus compliquée dans cette zone rurale déjà bien démunie. « La nourriture est plus rare et les prix ont beaucoup augmenté. Même les loyers et les transports coûtent plus cher maintenant », raconte Justin Gile.

Des cours d’informatique

Certains Nigérians réclament d’ailleurs de pouvoir eux aussi toucher une allocation financière de l’ONU. Une demande impossible à satisfaire, même si tout est fait pour intégrer les populations locales aux programmes mis en place en faveur des réfugiés, selon le HCR.

Pour aider les nouveaux venus à trouver leurs propres moyens de subsistance, l’agence onusienne finance notamment des formations dans le domaine agricole. Il y a peu, un centre informatique a aussi ouvert ses portes à Ikyogen. Les cours qui y sont proposés sont destinés à la fois aux réfugiés camerounais et aux habitants de la communauté locale. « Cent personnes sont reçues ici du lundi au vendredi : 70 sont des réfugiés camerounais, 30 sont des membres de la communauté locale », précise Marvin Igwe, qui gère ce centre pour l’ONG canadienne Cuso International.

L’église catholique d’Ikyogen a prêté l’un de ses bâtiments pour héberger ce centre, avec la bénédiction du père Benjamin Asagh, qui officie dans la bourgade depuis six ans. Dans les premiers mois de la pandémie de Covid-19, c’est également dans son église que les nouveaux arrivants camerounais ont été placés en quarantaine avant de pouvoir intégrer le camp. Avec l’arrivée des réfugiés et des humanitaires dans sa paroisse, le prêtre avoue avoir dû s’adapter lui aussi sur certains sujets. « Nous avions par exemple l’habitude de marier des personnes mineures. Quand les ONG ont vu ça, elles sont intervenues pour essayer de changer les choses et sensibiliser notre communauté sur la question ! », explique-t-il avec un franc sourire.

Désormais, le père Benjamin prêche les vertus de l’intégration auprès de ses fidèles nigérians et rencontre les réfugiés camerounais deux fois par semaine, pour tenter de « construire une coexistence pacifique » à Ikyogen. Et rappeler à tous que « n’importe qui peut être affecté par une crise au cours de sa vie ».

Par Liza Fabbian(Ikyogen, Nigeria, envoyée spéciale)

Le Monde

Tags: AfriqueAnglophonesCamerounCameroun AnglophoneCL2Pcrise anglophoneDroits de l'hommeNigériaONUPaul BiyaPolitiqueréfugiés camerounais
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