Notre organisation déplore et condamne une fois de plus (forcément de trop) le meurtre des forces de sécurité et des populations civiles dans les deux régions anglophones du Cameroun.
Nous continuons d’appeler en la tenue d’un dialogue inclusif ouvert et direct, avec au préalable une libération immédiate de tous les détenus anglophones séquestrés à la suite de la rupture unilatérale par le régime en place du processus de dialogue initial.
L’impasse actuelle ne profite pas au Cameroun. Quand bien même elle donnerait l’impression trompeuse qu’une accalmie précaire règne sur place, sous l’effet conjugué de la propagande gouvernementale et d’un simulacre de dialogue, elle ne présage hélas pas d’une paix durable et définitive.
Bien au contraire!
Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)
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Des hauts responsables militaires de la région du Sud-Ouest rapportent que le poste avancé du 22e Bataillon d’Infanterie Motorisée (BIM) situé dans la localité d’Agborkem-German, département du Ndian, région du Sud-Ouest, a fait l’objet d’une attaque par une bande armée.
Ils soulignent que quatre soldats à savoir le Sergent Teh Julius, le Caporal-chef Foula Foula, la 2ème Classe Yinda et la 2ème Classe Noutchoumwo ont été abattus par les assaillants. La même source informe que trois armes de type M21, AK47 et MAG ont été emportées par les agresseurs qui ont par ailleurs abandonné leur arme de marque Ofeng.
Selon la préfecture du Ndian, les corps des quatre militaires ont été transportés à la morgue de l’hôpital de Mamfe et l’armée a lancé uneoperation de ratissage pour retrouver les assaillants.
Il faut noter que ça fait déjà huit militaires tués dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en moins d’un mois. Dans son rapport publié le 19 octobre 2017, l’ International Crisis Group (ICG) avait mis en garde le Cameroun contre une probable insurrection armée dans les régions anglophones.
L’ICG avait relevé que du fait de la « répression meurtrière », les rangs des sécessionnistes anglophones augmentent de jour en jour, et certains indépendantistes évoquent plus résolument l’idée d’une lutte armée ou l’« autodéfense ». L’Institution avait invité le Chef de l’Etat, Paul Biya, « à prendre ses responsabilités » et « agir plus vite » dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où la « répression meurtrière » des autorités contre des manifestants alimente un risque d’« insurrection armée ».
Source : Peter KUM – Cameroon-info.net
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Assemblée Nationale – Vidéo: Les parlmentaires du SDF chantent devant le Premier Ministre: «How many people Paul Biya go kill ?»
Le Chef du Gouvernement, Philémon Yang, n’a pas pu prononcer son discours devant les députés.

















