Le CL2P, Economie de crise permanente et de service à la communauté
Par Olivier J. Tchouaffe, PhD, Porte-parole du CL2P
Le CL2P en tant qu’organisation politique et de défense des droits de l’Homme indépendante est le test de Rorschach pour les tyrans et les idiots utiles des régimes tyranniques qui, en attaquant le CL2P, révèlent par inadvertance leur propre mépris pour la liberté et les pratiques démocratiques inscrites dans le projet libéral égalitaire consistant à créer une société juste et à traiter les gens ordinaires comme des égaux.
En effet, le CL2P est une forme de service communautaire, ce qui signifie que les membres du CL2P ne sont engagés dans des activités non lucratives pour satisfaire leurs besoins essentiels, pas plus qu’ils se livreraient à des formes de trafic d’influence néfaste. C’est une organisation qui fonctionne comme une ressource pédagogique pour informer les citoyens ordinaires de leurs droits, et leur donner les moyens de s’engager dans la promesse de la démocratie, en émettant leurs options puis en promouvant le partage équitable procuré par l’égalitarisme libéral et les formes de participation civiques productives contre un gouvernement totalitaire dirigé par Big Brother et la production d’une société hédoniste et culturellement décadente maintenue en paix par les distributions festives de pains, des sardines et les cirques. Une tactique décadente pour dépolitiser et déresponsabiliser une population par le biais de divertissements insensés.
Les activités du CL2P reposent sur la logique selon laquelle les citoyens ordinaires ne sont pas des problèmes à résoudre, mais il faut les aider à accéder à des services utiles grâce aux possibilités émancipatrices de la vraie liberté et de la justice. Le service, à la base, est un moyen de saisir les opportunités et les privilèges qui nous sont accordés et de les utiliser pour donner aux autres les moyens de se prendre en charge.
Le CL2P reconnaît aussi que la précarité se développe dans une économie en crise permanente comme le Cameroun. Une économie qui passe de crise en crise, ce qui accroît les risques de violence déjà prévalente dans le nord et les régions Anglophones du pays.
En pratique, il s’agit de la reconnaissance de la liberté et du choix, puis de la catégorie de pensées que nous utilisons pour pouvoir prendre des (bonnes) décisions. Ainsi, la manière dont les gens ordinaires comprennent leur expérience et comment changer leur vision de la vie de manière productive. Cela commence par la capacité de se déconnecter et de se dissocier de la vie médiocre offerte par la tyrannie, pour développer une philosophie de la façon dont de vrais hommes accomplis regardent le monde en dehors de la techno barbarie entropique contemporaine.
Les vacances nous offrent juste le temps de regarder de manière critique le service que nous fournissons et de nous mettre au défi d’aller au-delà de la surface. Plus important encore, le temps libre nous permet de tisser des liens avec les membres des communautés opprimées et de leur permettre de recréer des formes d’autonomie via la dépolitisation de leurs vies par le biais de leurs imbrications avec l’histoire, la culture, et un futur productif.
C’est une résistance qui cherche à renégocier sa position subalterne et à renouer avec le monde. Ainsi, la réaffirmation d’une autonomie progressive basée sur une résistance à la dystopie de crises permanentes créée par une abjection à la tyrannie, à la précarité, et à un avenir non désiré. Par conséquent, il existe des moyens appropriés de renouer avec des formes productives adaptées de renouvellement et de résilience en dehors de ce que Naomi Klein définit comme la doctrine du choc «tyrannique».
Olivier J. Tchouaffe, PhD, Porte-parole du CL2P
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English version
The CL2P, Permanent Crisis Economy and Community Service
By Olivier J. Tchouaffe, PhD, Spokesman of the CL2P
The CL2P as an independent political and human right organization is the Rorschach test for tyrants and useful idiots of tyrannical regimes who by attacking the CL2P inadvertently reveal their own contempt for freedom and democratic practices embedded in the liberal egalitarian project, which is all about how a just society treat ordinary people as equals.
Indeed, the CL2P is a form of community service which means that members of the CL2P are volunteering their times neither to engage in lucrative activities to satisfy basic needs nor engaging in nefarious forms of influence. It is an organization that works as a pedagogical resources to inform ordinary citizens of their rights and to give them the means to engage the promise of democracy, their options and fair share provided by liberal egalitarianism and productive civic forms of participation against totalitarian government headed by Big Brother and the production of a hedonistic and culturally decadent society tranquilized by bread, sardines and circuses. A decadent tactic to de-politicize and disempower a population through mindless entertainment.
These kinds of activity is based on the logic that ordinary people are not problems to be solved but to help them access meaningful services through the emancipatory possibilities of true freedom and justice. Service, at its core, is a way to take the opportunities and privileges we have been afforded and use them to empower others in the pursuit of a
better world, in places the CL2P recognizes, precarity now thrives in an economy that has become a site of permanent emergency. An economy that seamlessly shifts from crisis to crisis which increase the probability of violence.
In practice, it is about the recognition of freedom and choice and the category of thoughts that we use to come to make decisions. Thus, the ways ordinary people understand their experience and how to change their outlook on life in productive ways. This begins with the capacity to disconnect and dissociate from the mediocre life offered in tyranny to develop an ethos the way real accomplished people look the world outside of the contemporary entropic techno barbarism.
The holidays are just the time to look critically about the service we perform and challenge ourselves to go beyond the surface. Most importantly, the free time lets us build relationships with the people in oppressed communities and the choices that they have to recreate forms of autonomy via the repoliticization of ground and place through their imbrications with history, culture, and the life that should be lived. It is a resistance that seeks to renegotiate its subaltern position and reconnect with the world anew. Thus, the reassertion of a progressive autonomy based on a resistance to the dystopia of permanent emergency created by an abjection to tyranny, precarity and unwanted future. Hence, proper ways to reconnect with productive adaptive forms of renewal and resilience outside of what Naomi Klein defines as “tyrannical” shock doctrine.

















