Politique électorale et coup d’état permanent au Cameroun.
Joshua Nambangi Osih a été élu candidat du Front Social-Démocrate (SDF) pour s’opposer à l’inamovible président, Paul Biya (âgé de 85 ans donc 35 ans au pouvoir) lors de l’élection présidentielle de 2018. Dans un pays normal, c’est le genre de chose qui aurait dû s’apparenter à une formalité dans cette république où depuis le 1er janvier 1960, un unique parti UNC-RDPC a réussi à rester au pouvoir en raison de la fraude électorale systématique, de l’achat des consciences, de la corruption généralisée, du verrouillage d’un système électoral complètement biaisé par une seule formation politique hégémonique qui s’est ainsi toujours arrangée à confisquer indéfiniment le pouvoir.
C’est également sans tenir compte d’autres figures importantes de la scène politique Camerounaise qui sont littéralement empêchées de se présenter à ces échéances électorales; parce que certains sont soit en prison, soit contraints à l’exil, ou bonnement interdites sans le dire de faire la politique. Le gouvernement est ainsi connu pour sévir contre les protestations politiques avec une force meurtrière inégalée, comme cela se passe actuellement dans la région anglophone du pays. Dans le même temps, il lui faut en permanence tuer deux oiseaux avec une pierre, plus précisément: en effet nous devenons insensible aux meurtres de personnes innocentes, indifférents à la douleur et à la souffrance des autres humains d’une part, puis d’autre part, l’utilisation de la crise par le régime de Yaoundé pour étendre le pouvoir présidentiel au détriment des institutions du pays.est une constance Cela aboutit logiquement à la normalisation d’une culture du coup d’état permanent, que nous voyons à l’oeuvre au Cameroun tous les jours.
Cela dit, Joshua Osih est un expert de l’aviation âgé de 49 ans, qui est actuellement membre du parlement camerounais et vice-président du SDF. Il est le genre de visages frais dont a besoin la politique camerounaise.
Cependant, l’idée qu’il est sur le point de se présenter à une élection libre et juste n’est pas tout à fait garantie, compte tenu de l’histoire électorale de ce pays. Les membres de la commission électorale et la cour constitutionnelle sont notamment tous issus du parti-État RDPC et nommés par le président sortant Paul Biya.
Cette expansion du pouvoir présidentiel ne signifie pas l’exercice quasi automatique du pouvoir réel, parce que le régime n’a pas de légitimité électorale claire, et ne l’aura vraisemblablement jamais. De plus, en dépit de toute sa fausse mise en scène récurrente de sa propre mort pour célébrer son immortalité obscène, le président Biya n’est qu’un humain. Son cycle biologique suit donc son cours et s’il aime vraiment son pays, il doit suivre le chemin de son ancien rival, Ni John Fru Ndi, et se retirer courageusement dans la dignité de la scène politique, afin de laisser les autres apporter ce qu’ils ont à la table.
Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)
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English version
Electoral Politics and Permanent coup d’état in Cameroon.
Joshua Nambangi Osih was elected as the representative of the Social Democratic Front (SDF) to stand against the immovable president Paul Biya, 85 years of age and 35 in power in the 2018 presidential election. In a normal country, this is the sort of thing that passes as a formality in real democracies. Not in Cameroon where since the independence of the country on January 1, 1960, the one party-state CNU/CPDM has managed to hold down to power due to electoral theft, bribery and skewed electoral system to stay in power forever.
This is without taking account of other popular figured who are prevented from standing because some are in prison, exile or barred from politics. The government is also known to crack down on political protest with lethal force as it is happening right now in the Anglophone speaking region of the country. In the process, killing two birds with one stone, more accurately: This is where we are being taken. We are being made numb to the killing of innocent people, numb to the pain and suffering of other humans on one hand while using crisis to extend presidential power at the expense of the country’s institutions, therefore, normalizing a culture of perpetual coup d’état on the other hand.
Osih is a 49-year-old aviation expert, which is currently a member of the Cameroonian parliament and a vice president of the SDF. He is the kind of fresh face Cameroonian politics need.
However, the idea that he is about to run in a free and fair election is not a guarantee given the country’s electoral history. Members of the electoral commission and the constitutional court are all appointed by the incumbent.
This expansion of the presidential power does not actually mean real power because the regime has no clear electoral legitimacy and never will. More, despite of all his staged fake death and necropower to celebrate his obscene immortality, the president is only human. His biological cycle will happen and so if he really love his country, he can follow the path of his former rival, Ni John Fru Ndi, and bravely retire from the political scene and let other people bring what they have to the table.
The Commitee For The Release of Political Prisoners (CR2P)

















